Henri Robert

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Me Henri-Robert

(4 septembre 1863 à Paris – 12 mai 1936 à Paris) est un avocat et historien français, bâtonnier du barreau de Paris et membre de l’Académie française.
Enfant naturel, né de père et mère inconnus, il passe pour être le fils du duc de Morny. Il reçoit les prénoms de baptême Robert Henri, mais il adoptera plus tard le nom composé Henri-Robert, le plus souvent écrit avec un trait d’union.
Il devient avocat en 1885 et secrétaire de la Conférence des avocats. Il gagne rapidement une grande notoriété par ses plaidoiries dans de célèbres affaires criminelles. Considéré comme l’un des meilleurs avocats d’assise de sa génération par ses talents d’orateur, sa réputation lui vaut le surnom de « Maître des maîtres de tous les barreaux ».
Il est bâtonnier du barreau de Paris de 1913 à 1919.
Il a eu notamment pour clients
• Gabrielle Bompart, accusée avec son amant Michel Eyraud, de l’assassinat de l’huissier Gouffé dans l’affaire de la malle sanglante de Millery ;
• Louis-Alfred Véron dit « Norton », auteur d’un faux destiné à nuire à Georges Clemenceau2 ;
• Thérèse Humbert, impliquée pour escroquerie dans l’affaire de l’héritage Crawford ;
• Jeanne Weber, alors accusée de 8 meurtres ;
• Octave Mirbeau contre Jules Claretrie pour l’affaire dite “du Foyer”, fin avril 1908.
Il s’occupa également de travaux historiques et publia plusieurs ouvrages.
Il est élu membre de l’Académie française en 1923.
Il est inhumé à Paris dans le cimetière des Batignolles (13e division).

Il épouse Suzanne Level, fille d’Émile Level et de Mélanie Baud. Leur fille Jeanne Henri-Robert (1893-1983) épousera en 1912 Paul Reynaud (1878-1966), président du Conseil. Le couple aura une fille unique, Colette Reynaud (1914-2010), et descendance.
Gaston Leroux fait de maître Henri-Robert l’avocat de Robert Darzac dans les derniers chapitres du Mystère de la chambre jaune (1907).
Il existe une rue Henri-Robert près du Palais de justice de Paris.
Il est un des mentors de Maurice Garçon qui reprend la technique de la « plaidoirie express » qu’Henri-Robert a développée
Il apparaît dans “ceux de chez nous” où Sacha Guitry lui rend hommage en le décrivant tout à la fois comme un très grand plaideur et acteur. Il simule une plaidoirie où il prend à témoin un jury invisible et semble invoquer un témoignage écrit qu’il brandit et qui n’est que le livre de recettes de sa cuisinière. L’illusion est parfaite.
Publications
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• Préface de l’ouvrage de Charles Leleu Le poison sa nature, ses effets, 1923, Librairie Alphonse Lemerre, Paris
• Réception de M. Henri-Robert : Discours prononcés dans la séance publique le jeudi 12 juin 1924, Institut de France, Académie française, 1924 (discours de Henri-Robert et réponse de Louis Barthou)
• Les Grands Procès de l’Histoire, Payot, 1926, 4 tomes

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